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Présentation 24/06/2017

Je m'appelle Quentin, j'ai 26 ans, j'habite Paris .
Si je suis présent sur Skyrock, c'est que j'ai fait le pari insensé d'écrire une fiction de cinquante chapitres avant la fin de l'année sur le thème Romantique/Parodique. Si, si !

Dans l'idéal, j'aimerais atteindre les mille fans et les deux-mille commentaires mais pour cela, je vais avoir besoin de la compassion d'autrui.
Ne cherche pas midi à quatorze heures, je ne me prends pas la tête, j'apprécie l'humour absurde et débile, les échanges, et ceux qui partagent mon goût pour l'écriture. 

J'écris donc cette petite fiction à mes heures perdues, ça me détend et si tu as du temps à me consacrer, je serais ravi de te compter parmi mes lecteurs/lectrices. N'hésite pas à me donner des idées pour la suite de mes chapitres, je prends tout ce qui vient, même le pire, si je pouvais arriver au niveau d'un Blood Freaks ou de la Revanche de Samson, je serais aux anges.

ps: Je rends les kiffs alors défoule-toi !








Tags : rencontre - Quentin - présentation - alien - Englishman in New-York - jacques cheminade - relaxation - voyages - écriture - fiction - rêve - fantaisie - La vie est un long combat que nous voyageons pour le meilleures et pour le pires ! ♥ - La Vie Extraterrestre - La vie est pleine de malheurs mais le peu de bonheur qu'il y a vaut la peine de la vivre à fond - La vie est Belle ! <3 - La vie - le bonheur - le plaisir - ... C'est quoi?

Chapitre 1 : Rencontre et + si affinités.... 10/06/2017

Mais qui est donc ce beau jeune homme ténébreux là-bas, assis dans cet élégant fauteuil en cuir ? Grand, svelte, il a des yeux comme deux billes noires et sa peau pâle n'est pas sans rappeler le marbre des plus belles statues antiques. Il porte une chemise blanche entrouverte et un jean noir qui moule parfaitement sa virilité. Un rayon de lumière estivale caresse son visage tandis que l'ombre des persiennes calfeutre ton regard qui l'épie. L'homme avale une gorgée de son verre de vin et, après avoir porté un regard empreint de tendresse sur le monde, retourne à sa lecture. Le livre est épais, les caractères petits, il n'y a pas d'illustrations et tu distingues même des astérisques en bas de page... Cet homme serait-il un lettré lui aussi ? Cette idée te fait frémir de désir.
Ta curiosité te pique les tympans, quel livre est-il donc en train de lire ?  Du Nietzsche ? Les pensées de Blaise Pascal ? Du Marc Levy ? Ce serait trop beau... tu n'oses rêver et détournes ton regard vers l'horizon bleuté de la mer. Ah ! Si seulement tu avais autant de chance qu'Arielle Dombasle !

Tout à coup, une joyeuse bande de mariachis arrive à votre portée. Il y a là qui un guitariste, qui un trompettiste, qui un joueur de flûte de pan, suédois de surcroît. (j'ai horreur des clichés!) Ils se mettent à jouer ton air préféré : "En el puento d'Acapulco " avec un allégro parfaitement à propos. Tu ne peux empêcher tes épaules de frétiller de plaisir et tu remarques que l'homme près de toi fait la même chose avec son pied droit qui s'avère être très grand et très sexy dans sa petite chaussure en cuir. Mais d'où lui vient un tel charisme ?

Chapitre 1 : Rencontre et + si affinités....
 
L'homme brusquement se retourne et te dévisage. Ses lèvres pulpeuses sont encore humectées du vin qu'il vient de déguster. Tu te sens fondre comme la chantilly sur un cupcake trop...chaud.

L'homme se penche alors vers toi et te murmure doucement : "Conlage, Quentin Conlage...et vous même ?
- Une lectrice mais tu peux m'appeler Chérie...."Tu ne peux t'empêcher de glousser stupidement et tu t'en mords les doigts intérieurement. Tu espères tellement qu'il ne te prenne pas pour une gourgandine ! Son regard protecteur et chaleureux te rassure néanmoins. Tu as raison lorsque tu t'imagines qu'il te trouve sexy dans ta robe Léopard, et non, Chérie, il ne la trouve pas trop courte...


 
Il y a de l'électricité dans l'air à dire vrai, et même Fernando, le suédois joueur de flûte de pan, semble traversé par cette énergie mystique qui semble inonder la terre entière. Maqué séré ce oune coup dé foudre? pense-t-il tout heureux.

D'un coup en effet, Fernando s'écrit d'une voix suraiguë : "Olé yépépépépia !!!" et se lance dans un majestueux prélude scandinave méconnu avec son instrument. N'avait-on jamais entendu pareille merveille ? Ah cette mélodie, quelle mélodie clames-tu en tapant joyeusement des mains, et, tout en dévorant du regard ton délicieux voisin, tu te mets soudain à penser à l'ironique petite sonate de Vinteuil. (cherche sur google le lien si tu ne l'as pas, ça a un rapport avec Marcel Proust !) Bien évidemment, les deux compères de Fernando, tout impressionnés par le génie de leur ami se mettent au rythme et vous voilà témoins d'une improvisation spectaculaire qui mêlent influences nordiques et sons sensuels de l'Amérique du sud.

A la fin de leur représentation, Quentin se tourne vers toi et bien innocemment te déclare : "Je lis du du Gabriel Garcia Marquez en ce moment, connaissez-vous ? La l'Amérique latine me fascine, j'aimerais tellement visiter tous les pays pour m'imprégner de cette culture !"

Tu hausses alors les épaules et lui répond malicieusement : "Oh, je m'y connais un peu! " et tu lui lances un clin d'½il si ravageur et mystérieux que même la flèche de Cupidon n'aurait pu si bien atteindre sa cible.
 
Chapitre 1 : Rencontre et + si affinités....



 

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Chapitre 2 : Une nuit à Porto Fuego 10/06/2017

Chapitre 2 : Une nuit à Porto Fuego
La nuit était brûlante et vous aviez marché des heures dans ce labyrinthe que d'aucuns appellent Porto Fuego. Le Mexique était décidément un pays bien romantique ! Même ces enfants pauvres qui couraient en haillons en brandissant les photos de la Madone avaient un accent pittoresque qui ajoutait à la beauté de la ville une aura authentique. "Dinero ! Dinero !" criaient-ils ! Ah comme ces enfants étaient charmants pour se soucier ainsi de savoir si vous aviez dîné !

On entendait au loin les sourds klaxons des mobylettes et les rires des jeunes Marias qui étendaient leur linge. Au quatrième étage d'une maison dévorée par la glycine, les bruits joyeux d'une télévision qui diffusait un match de football se répandaient dans la rue.

L'un à côté de l'autre, vos pas vous accompagnaient vers l'inconnu. De temps à autre, vos regards s'enlaçaient et cette pudique étreinte te plongeait dans la plus douce des rêveries. Voilà deux heures que tu avais fait la rencontre de Quentin Conlage et déjà, sa fine connaissance de la linguistique allemande et son goût prononcé pour Wagner te faisaient penser qu'il était un homme bien agréable.

"Il se fait bien tard ma chère Britney..il faudrait peut être que nous songions à rentrer ?
- Hum, Lectrice!!!!! Pas Britney!!!... répondis-tu en piquant du nez.
- Oh je suis désolé, je m'en veux terriblement, tout ceci n'est qu'un malentendu, j'avais mal entendu tout à l'heure...
- Vous voici tout pardonné...Du moins, si vous me faisiez l'honneur de m'offrir quelque chose de spécial ce soir."

Le pourpre te monta aux joues, quel instinct primitif te poussait donc à te dévergonder ainsi ? Quentin Conlage sembla hésiter quelques secondes et finit par te murmurer : "Je crois que j'ai une petite idée derrière la tête!"
Vous rentrâtes en hâte à votre hôtel, à l'endroit même où deux heures plus tôt vous vous étiez découverts l'un l'autre. A présent, seule, une petite chatte noire se prélassait sur le seuil et semblait être la gardienne des lieux. Elle vous toisa mystérieusement alors que vous passiez à ses côtés.

"Cela vous dérange-t-il que nous allions dans ma chambre ? C'est là que se trouve ma surprise, vous serez étonnée !
- Je n'y vois aucun problème, allons Flipotte, allons !
- Oh vous citez Tartuffe, j'ai adoré étudier cette pièce au collège !
- Que vous êtes cultivé monsieur Calonge, on ne vous trompe jamais n'est-ce pas ?
- Petite coquine !" conclut-il non sans espièglerie.


La chambre d'hôtel était tout de rose peinte, et sur ses murs, trônaient d'effroyables portraits de conquistadors espagnols. Cela sentait l'amour, la javel et le piment. Le satin jaune du couvre lit deux places, tel la chevelure d'une vierge, scintillait sous l'éclat des bougies. Aux pieds du lit, une valise noire ouverte, remplie de chemises, de romans et de...médicaments.

"Que faîtes vous avec tout ce paracétamol si cela n'est pas indiscret ?
- Hum. Aucune crainte, je suis simplement médecin. Je suis venu ici pour accomplir mon oeuvre humanitaire, la misère de ces gens me perce le coeur.
- Oh, vous êtes philanthrope ! C'est beau ...Je devrais vous appeler Etsecla !
- Pardon ?
- Ah! Je vous ai piégé ! C'est l'anagramme d'Alceste, le misanthrope...
- Je vois, je vois, bien joué ! On voit bien que vous êtes cultivée aussi dis donc, vous m'épatez! "
Noblement, Quentin se dirigea alors vers son lecteur CD et l'alluma. Tout d'un coup, la pièce s'emplit de l'air d'Only You chanté par les Platters.
"Vous allez sans doute me trouver ringard, mais j'apprécie ce genre-là..
- Oh non..non balbutias-tu non sans piquer un fard.
- Vous dansez mademoiselle Nabilla ?
- Lectrice ! Je m'apelle Lectrice putain !
- Qu'importe bébé !"

Et mêlant le geste à la parole, Quentin Conlage s'approcha brutalement de toi pour t'enserrer ainsi que le ferait un sauvage prédateur. Si proche l'un de l'autre, tu pouvais sentir l'effluve de son parfum au musc et lui, celle de ton monoi. Le monde semblait s'être arrêté sur la syllabe "you" pour infiniment se répéter comme l'onde d'un c½ur amoureux qui bat. (copyright)

Ainsi, pendant 3m30, aucune parole ne fut versée.
Quand elle s'acheva, vous restâtes un instant blottis l'un contre l'autre sans mot dire. Des gouttes de sueur perlaient sur son front, tes mains étaient tout aussi humides qu'une fan de Barry White.

"A présent, il est temps que j'en vienne à ma surprise ! clama-t-il avec une soudaine vigueur.
- Oui, Oui...
- Attendez-moi un instant."

Tu t'assis sur le lit, et Quentin partit dans sa salle de bain. Heureusement que tu avais pensé à ramener ton éventail pour te remettre de tes émotions ! La fraîcheur que te procura celui-ci te remit sur pieds en quelques secondes.
Peu après, la porte s'ouvrit et il apparut face à toi.
Quentin était là, fier, torse nu et ne portait qu'un tout petit boxer Jules gris qui lui arrivait en haut des cuisses. Dans sa main droite, un dvd de Shangai Express avec Marlène Dietrich, de l'autre, une bouteille de Mezcal.
"Vous permettez ?" dit-il de sa voix la plus grave.

Quentin te servit un verre en plantant son regard droit dans le tien avec une assurance si mâle et si violente que tu faillis en lâcher ta boisson. Puis, avec la grâce d'une gazelle bien membrée au masculin, Quentin se rendit près de la télévision. Quel aguicheur ! Celui-ci, sans la moindre honte, se penchait devant toi en cherchant le trou pour mettre le dvd. Le balancement de ses hanches était presque une invitation au viol ! Mais, trop éduquée, trop polie, tu décidas d'y prêter un regard faussement indifférent.
Ainsi, lorsque le film se lança, c'est avec un naturel désarmant qu'il s'assit près de toi, à quelques centimètres seulement.

"- J'aime beaucoup Marlène Dietrich, il m'arrive de chanter Lili Marlène sous ma douche confessa-t-il.
- Je penche plutôt pour Sag mir wo die blumen sint... mais cela n'a aucune importance."

Pendant le film, vous bûtes trois ou quatre verres de cette délicieuse boisson exotique. Échauffés, rigolards, vous échangiez à présent des commentaires sur le film sans le moindre filtre, aussi complices qu'auraient pu l'être un Laurel et un Hardy. Quel humour ! Quel esprit ! pensais-tu à présent.
Parfois, le vacarme des mitraillettes te faisait sursauter et tout comme la sulfureuse Magdalen le faisait avec le magnifique Capitaine Donald Harvey, tu jetais sur Quentin un regard fragile et implorant.

Enfin, vint le temps du générique et curieusement, celui-ci devait être particulièrement intéressant car vous demeurâtes devant l'écran, le souffle haletant, jusqu'à ce que le noir avale toutes les lettres blanches et la musique.

Tu retins ton souffle une nouvelle fois, balayant du regard la pièce pétrie d'un tumulte d'angoisse salvatrice, et posas une main maladroite sur la cuisse de Quentin qui t'adressas des yeux de faon. Il te semblait avoir devant toi comme quelque Dieu du Stade, quelque Dieu tout court prêt à être...vénéré !





Tags : rendez-vous - moment chaud - lecture - fiction - Mexique - Acapulco - Sexy - Dieu du stade

Chapitre 3 : La cadence dans la peau 10/06/2017

Chapitre 3 : La cadence dans la peau


Le lendemain matin, on se retrouva au brunch de l'hôtel El Tropico. Tu avais descendu les escaliers avec la légèreté d'une plume et le sourire de princesse Sissi. Tu portais une longue robe trapèze blanche, enrubannée d'un large foulard en soie crème et arborais fièrement un chapeau signé Christian Lacroix, un feutre clair cousu de perles et de roses rouges. Tu avais soigneusement peint tes lèvres d'un vermillon Dior et sous tes longs cils noirs, les iris bruns de tes yeux paraissaient incroyablement grands.

Quentin était là, à la table numéro 7, celle de la véranda et des banquettes coussins. Il dévorait à l'instant un chausson aux pommes qu'il trempait aristocratiquement dans son thé vert. Tu apprécias le style bohème de son tee-shirt à manche longue en lin, col en V, qui rehaussait les charmes de ses traits méditerranéens.
" Tu as bien dormi chérie ? te lança-t-il avec chaleur
- J'ai eu un peu mal à la tête sur la dernière partie de la nuit, mais je suis remise.
- Bien, très bien."

Quentin avait l'air confus, et son regard te fuyait. Tu te sentais impuissante.

Un serveur maigre et blond arriva très vite et tu commandas cinq muffins, un grand café, une banane, du bacon, de la tartiflette, une pizza et un jus de grenade. Quentin, les yeux écarquillés jeta sur toi un regard plein d'admiration :
"Ma famille serait folle de toi si elle te voyait à l'instant ! On considère que savoir bien manger est une très grande qualité ! Chaque matin par ailleurs ma mère prépare une douzaine de saucisses par personne et nous finissons avec des tartines au Nutella comme dessert.
- Dans ma famille, c'est assez différent et d'ailleurs tout ceci n'est pas dans mes habitudes. Néanmoins, le mezcal d'hier m'a donné grand faim."

L'évocation de la soirée d'hier vous fit rougir et un silence s'installa.
Un autre serveur arriva bientôt les bras chargés de mets. C'était un homme séduisant, tout en muscles, qui ressemblait à s'y méprendre à Javier Bardem, la fine moustache en bonus. Il t'adressa un insolent regard de supériorité et servit tes plats, un à un, non sans rappeler à chaque fois leur intitulé. " Muffin à la framboise cramoisie sur son lit de crème anglaise, Muffin au chocolat blanc et figues de barbarie, Muffin sombrero aux fruits de mer mexicains...." Sa suffisance t'était insupportable et feignant un caprice, tu déclaras que tu n'avais finalement plus faim. L'homme se figea ainsi que son sourire et avec une extrême politesse, lâcha du bout de ses lèvres un "Bien Madame...." qui fit rugir la bête en toi.

Alors que le sosie de Javier s'en retournait en cuisine, tu attrapas fougueusement la main de Quentin.
"Ne t'inquiète pas pour hier, nous saurons trouver notre rythme !
- Je te remercie, cependant, je me sens honteux. Je pensais tellement être plus performant !
- Tu te sous-estime Quentin, j'ai beaucoup aimé ton jeu de jambes et ton déhanché était impressionnant. Avec toi, je sais que ça aurait pu durer toute la nuit....
- L'alcool ne m'aidait pas pourtant" concéda-t-il avec un clin d'oeil.

Quand il eut fini sa deuxième viennoiserie, Quentin poursuivit : "Ecoute, cet après-midi, je t'invite faire du tourisme avec toi. En attendant, peux-tu me donner une dernière chance, là tout de suite ? J'en meurs d'envie...." Son regard était suppliant, et ses yeux brillaient d'une inextricable lueur d'espoir !
- J'accepte volontiers."

Quentin partit le premier, il voulait se préparer un peu. Le temps s'égraina modestement alors que tu jouais avec la petite cuillère sur la table et te perdais dans le fil de tes pensées. Alors que tu t'apprêtais à rejoindre Quentin, le sosie de Javier s'approcha de toi. Son visage était impassible et dur malgré le vivant éclat de ses yeux sombres.

"Tenez mademoiselle !" dit-il avec courtoisie. Il s'agissait de la facture et lorsque tu t'en aperçus, tu le remercias dédaigneusement avant de filer vers la porte de sortie. "Quel mufle !" pensas-tu pleine de colère froide.
De derrière la porte de sa chambre, Quentin t'apostropha vigoureusement. Il t'intima de fermer les yeux, et d'avancer lentement. Tu sentis bien vite ses mains sur les tiennes, chaudes, qui te conduisais paresseusement vers le lit. Vos doigts s'enlacèrent pendant cette curieuse danse pré-nuptiale. Enfin assise, il te permit de voir enfin.

Quentin s'était installé au centre de la pièce, sa mine altière levée vers la lumière du néon principal de la pièce. Il fermait les yeux. Sa main droite était posée sur son front, sa main gauche sur la hanche. Il portait une magnifique combinaison argentée ciselée de fermetures noires. La ligne de son pantalon rappelait les années 70 et les manches ballon de sa tunique donnaient au galbe de son corps un étrange pouvoir érotique vintage. Tout d'un coup, la musique démarra. Il s'agissait de "Voulez-vous" du groupe Abba dans sa version moderne remixée....

Les hanches de Quentin se mirent à tournoyer tel un aigle dans un ciel, et tandis que ses épaules s'arque-boutaient, ses mains frétillaient, ses bras flamboyaient dans l'air, ses pieds accomplissaient un fantastique moon walk. A l'image du rapace, Quentin paraissait s'envoler.


Quand le refrain tonna, Quentin sauta au sol ainsi que l'oiseau de proie sur le poisson chat et tout en imitant magnifiquement le tigre sexy avec ses mains et sa bouche, il rampa jusqu'à tes pieds. Ses fesses semblaient bondir et dessinaient les courbes d'un désert brûlant. La cadence était folle, les paroles d'une hystérique sensualité. A genoux, Quentin fit lentement glisser la paume de ses mains contre ses cuisses en balançant le reste de son corps, tandis que ses lèvres s'arrondissaient des paroles de la chanson : "Vouuuulezzz vouuus" tonnait-il avec un mignon petit accent anglais.
Quentin plaça ses mains ton son visage de façon à en caresser le front, le menton, les joues puis la bouche. Tu en fus toute ébouriffée et tu avais bien l'impression de perdre la tête à cet instant. Par ce geste mâle, il t'ordonnait le silence et ainsi soumise, tu le laissas onduler sur ton corps ainsi que l'auraient fait les vagues d'une mer tempétueuse.

D'un coup, Quentin arracha sa chemise, te laissant découvrir sa virile pilosité brune. Il se redressa langoureusement, et tourna sur lui même ainsi qu'un marteau piqueur, les bras brandis vers le ciel. Avec la dextérité d'un Brian Joubert, Quentin leva sa jambe droite pour poser son pied sur son genou gauche non sans poursuivre son extraordinaire tournoiement. Il était tout simplement...majestueux. Enfin, Quentin se dirigea en saut de biche vers sa table de chevet et en sortit un loup noir avec lequel il se masqua.

Quand les dernières notes de musique se firent entendre, Quentin était face à toi, sur ses deux mains à faire un poirier magnifiquement réussi et te regardait de ses deux prunelles noires que l'on devinait derrière l'ombre du masque.

Quand il se redressa enfin, il sourit fièrement et déclara : "Tu vois bien qu'hier je n'étais pas au top j'espère ?
- Je le concède..." confessas-tu en baissant les yeux, espérant que Quentin ne perçoive pas le feu qui consumait tes joues. Quentin regarda alors sa montre et avec enthousiasme poursuivit :
"Il est déjà 13h, il est temps d'y aller ! J'ai d'autres surprises pour toi...
- D'accord, je vais me préparer et nous partons. Rendez vous dans 15min ?
- Parfait Lectrice."

Lorsqu'il ferma la porte de sa chambre, tu te retrouvas seule dans le corridor, le c½ur battant. Tu étais drôlement impatiente de découvrir ce qui t'attendait dehors. Alors que tu cherchais dans ton sac à main les clefs de ta propre chambre, tu retombas sur la facture du petit-déjeuner. Tu étais prête à le jeter par terre sans le moindre remord lorsque tu t'aperçus qu'un mot avait été écrit au feutre sur le verso.

"Mademoiselle, vous êtes lumineuse comme le soleil mexicain et piquante comme un cactus d'ici. J'ai succombé à votre charme. Que penseriez-vous d'un dîner demain soir ? Signé : José."
L'étonnement était total et l'amusement au rendez vous. Ainsi, cet orgueuilleux serveur avait craqué sur toi ? Quel retournement de situaton...
Il allait falloir se décider aujourd'hui au sujet de cette curieuse invitation.

Chapitre 3 : La cadence dans la peau


Tags : danse - sexy - tendre - hot - érotique

Chapitre 4 : Un peu plus de toi, un peu de nous. 11/06/2017

        Quentin avait toqué à ta porte aux alentours de 13h20. Tu venais à peine de remonter la fermeture éclair de ton élégante robe noire fendue sur la cuisse et d'enfiler tes chaussures à talons roses. Ta majestueuse tignasse avait été coiffée en chignon, et seul un trait de liner, un brin de parfum Play Wild avaient parfait ta tenue.

Lorsque tu lui ouvris la porte, tu ne pus t'empêcher d'exprimer ton émerveillement. Quentin, en effet, était face à toi, te dominant de sa haute taille. Il avait brossé sa barbe de trois jours qui paraissait ainsi plus abondante, et son regard paraissait nourri d'un éclat d'assurance. Quentin était vêtu d'un costume complet de marin, blanc et bleu. Sur la face frontale de son bachi, ainsi qu'un joyau sur un diadème, Quentin arborait une imposante étoile rouge.

"Je sais que je devrais d'abord te demander le pourquoi de cette tenue, dis-tu en riant, mais curieusement, je m'étonne surtout pour cette étoile !
- Cette étoile là ? répondit Quentin mêlant le geste à un sourire réciproque, Ah... Pour tout te dire chérie, c'est une longue histoire. Retiens juste que j'ai eu 18 ans, que j'admirais Lénine et que je me rêvais révolutionnaire. J'ai changé maintenant, mes folles années se sont envolées !
- Oh ! C'est passionnant ! Es-tu déjà parti en Russie ?
- Je te raconterai tout bébé, à condition que tu m'accompagnes sur mon volier. Je t'invite à partir en Voyage ! Prends ton sac, tes papiers, j'ai déjà tout réglé à la réception !" Inutile de dire, qu'à ces mots, tu en restas parfaitement coite, jamais on ne t'avait autant fait rêver...Tu te laissas conduire sans mot dire, telle une poupée de chiffon...


Il fallait deux heures de train pour rejoindre le volier. Aussi, lorsque vous vous retrouvâtes seuls dans ce wagon de velours rouge qui imitait si étrangement un alcôve, tu te laissas bercer par la voix de Quentin qui raconta d'une voix puissante et enchanteresse une bribe de sa vie.

"J'avais dix-huit ans et je venais d'obtenir avec brio mon baccalauréat. Afin de préparer mes études en médecine, j'avais décidé de prendre une année sabbatique consacrée au travail et à la méditation. J'étais déjà animé par le désir de réussir ce parcours et de sauver des vies mais j'avais aussi l'intuition que la politique avait un rôle à jouer dans ma vie. Je venais en effet de dévorer l'oeuvre de Marx et la société dans laquelle nous vivons me mettait des hauts le coeur permanents. Un rien me révoltait, l'indifférence des gens me plongeait dans la plus profonde des mélancolies. J'avais passé six mois auprès de l'association communiste de mon village pensant que je pourrais y trouver des soutiens et ainsi accomplir mon destin. Cependant, j'ai très vite senti que mes camarades n'allaient pas assez loin dans leur engagement et qu'il ne suffisait pas d'aboyer sur toutes les décisions politiques en buvant de la vodka pour profondément transformer le système. Je ne sais comment l'idée m'est venue, il s'agit sans doute d'un coup de folie ou d'une mystérieuse manoeuvre du destin, néanmoins, le 2 Janvier, je décidai de partir au Kazakhstan sans en avertir qui que ce soit. Ma décision de partir là-bas ne reposait que sur un pressentiment et avec du recul, je m'étonne de sa pertinence.

J'arrivai à Astana, la capitale, dans la nuit. Il faisait un froid glacial. Je n'avais avec moi qu'un pyjama, deux jeans, deux tee-shirts et un sac de couchage. Quelques magasins étaient encore ouverts. J'achetai une assiette de bechbarmak et m'endormis dans un parc du centre-ville. Le lendemain, je fus réveillé par une vieille dame vêtue de noir qui m'accueillit chez elle et me fit rencontrer toute sa famille. Elle vivait à l'écart de la capitale, dans une petite maison perdue où la boue et les ordures bordaient les routes en béton. Je pense que Yulduz espérait secrètement que j'épouse sa petite fille Zohre, jeune fille farouche et rustique qui n'avait pour uniques passions que le jeu des osselets et les kebabs. Heureusement pour moi, la jeune fille qui détestait cordialement les étrangers, s'opposait aussi à cette union, je n'eus donc pas à froisser ma bienfaitrice par un refus. Je restai chez Yulduz pendant un mois. Nous devînmes amis, voire familiers. Il me semblait avoir été son fils dans une autre vie et nous profitions chaque jour de ces retrouvailles inespérées.

Je découvris les alentours, appris des moeurs locales et finis par parler assez correctement la langue. Tout comme mes voisins et amis, je commençai aussi à me vêtir et à me comporter comme un Kazakh. Yulduz m'acheta pour mon anniversaire un bonnet de fourrure de raton et Zohre me tricota un gilet en laine de mouton, je les portais avec fierté. La vie était devenue une routine agréable. Le matin, j'allais boire un thé avec les hommes du village puis je me rendais à la ferme avec les fils de Yulduz. Jusqu'au début de l'après midi, je m'occupais à traire les chèvres et à bêcher la terre. Mes mains devinrent rugueuses et agiles. Enfin, après la sieste, nous allions tous ensemble aux fêtes de village danser et boire ou encore, nous nous retrouvions chez Vadim, le chef des lieux, qui possédait une télévision.

A cette époque, puisque je dois tout te dire, j'eus une aventure avec la fille de Vadim. Elle s'appelait Nozima. C'était une frêle jeune fille, timide mais piquante dont les yeux bleus ressemblaient à des saphirs. Je n'ai pas cherché à la séduire, même si je dois avouer qu'elle me plut dès le premier regard. Un matin, ce fut elle qui vint à moi. Notre histoire commença le lundi, dans les steppes du Kazakhstan, à l'abri des regards, cachés parmi les moutons de son père et se termina le dimanche, lorsque je la surpris à fricoter avec un autre dans un poulailler. Cette histoire, bien qu'intense, fut trop courte pour que j'en souffrisse.

Mis à part cette drôle d'aventure, tout allait parfaitement dans le meilleur des mondes possibles, cependant, quelque chose me manquait. Plus les jours passaient, plus les raisons de mon voyage me revenaient en mémoire. Il me semblait que ma venue ici avait perdu tout son sens. Le soir même, j'en parlais à Yulduz très sérieusement. Elle me darda de ses yeux noirs et posa une main maternelle sur mon épaule. Je sentais qu'elle me comprenait profondément. Le lendemain matin, sans m'expliquer quoique ce soit, elle me fit sortir du lit à cinq heures du matin, et me poussa dans le premier bus qui partait pour le nord du pays, à destination de la Russie.

Pendant sept jours, le bus traversa le pays, passant par des contrées aussi sauvages que magnifiques. Le danger n'était jamais trop loin, mais j'eus suffisamment de chance pour ne jamais le rencontrer. Hélas, ce ne fut pas le cas pour deux passagers. En effet, lorsque Piotr s'en alla uriner pendant la troisième nuit, il ne revint jamais. Nous entendîmes dans le lointain le hurlement cruel des loups qui probablement déchiquetaient sa carcasse. Un long frisson douloureux passa d'échine en échine et les sanglots de sa femme à présent veuve déchiraient nos coeurs en deuil. Quant à Olga qui se rêvait patineuse artistique, nous l'avions prévenue de ne pas marcher sur ce lac gelé en cette saison...quelle ironie que ce tombeau !

Ainsi, survivant, je finis par arriver en Russie à la fin du mois mars. J'avais atterri dans un petit village de montagne où vingt habitants se disputaient une dizaine de maisons. Alors que je pensais m'être complètement perdu, un homme vint à ma rencontre. Il m'annonça être le neveu de Yulduz et s'appelait Noursoul. C'était un militaire russe, très imposant par sa taille et par sa kalashnikov. Je compris très vite qu'il détestait ses origines Kazakh, aussi, lui parlais-je assez peu de mon voyage.
Il me conduisit à deux kilomètres de là, dans une caserne militaire blottie parmi les pics abrupts de la montagne. Au début, la situation m'apparaissait absurde et je vécus une sorte de cauchemar. Était-ce là mon destin ? La situation était d'autant plus douloureuse que le prochain bus en partance de ces lieux ne viendrait qu'au mois de Juin. J'étais totalement bloqué !



Le temps passa, et les beaux jours commencèrent à montrer le bout de leur bourgeon. Je vins curieusement à m'habituer et à aimer ma vie là-bas. Nous finissons toujours par nous adapter, c'est là le propre de l'être humain non ? J'étais donc devenu un fier soldat de l'armée russe.

Chapitre 4 : Un peu plus de toi, un peu de nous.

Tous les matins, je me réveillais à l'aube en chantant Kalinka avec les cent soldats de la caserne. J'avais fini par être proche de chacun d'entre eux, nos voix formaient un choeur viril et patriote. Notre petit déjeuner était entièrement composé de verres de vodka et de bortsch, aussi, étions-nous toujours assez ragaillardis pour entamer notre long entraînement de la matinée. Il nous fallait en effet avancer au pas de course pendant quatre heures dans les montagnes en portant des sacs de pommes de terre sur le dos, puis, nous partions chasser le faucon à la kalash sur les sommets. Ces rapaces constituaient notre repas du midi, et je trouve encore que le goût grillé de leur chair n'a aucun égal sur cette terre. Le soir, nous rentrions, rompus de fatigue mais heureux. Nous parlions pendant des heures de ces brunes moldaves que nous avions aimées, et parfois, vaincus de solitude, nous nous endormions dans les bras des uns et des autres.

Lectrice, je suis resté là-bas jusqu'au mois de juillet. Je vécus en militaire, et me découvris une véritable passion patriotique pour ce pays. Pour être honnête, il me semblait que j'étais né russe et que j'allai mourir en tant que tel. Noursoul était persuadé que j'avais la carrure pour devenir le plus grand des colonels et que Poutine lui-même pourrait faire de moi un loup noir. Aussi, lorsque s'acheva le mois de juillet, je reçus une lettre de Moscou qui m'invitait à devenir soldat pour la Marine Russe. J'acceptai sans détours, trop heureux de servir mon nouveau pays.

Hélas, les choses ne se passèrent pas comme prévu. Noursoul avait sans doute surestimé mes capacités. Il m'avait dépeint auprès de ses supérieurs comme un demi-Dieu et je n'étais qu'un homme. En effet, fin juillet, on me fit commandant d'un sous-marin russe au large de Vladivostok. Les hommes sous mon commandement me respectaient, mais n'ayant eu aucune formation pour ce poste, je commis très vite l'irréparable.

En effet, deux jours après ma nomination, le sous-marin X873HR que je commandais sombra dans les abysses de la mer du Japon, torpillé par un ennemi invisible et inconnu. Je ne sais à quoi ressemble ma bonne étoile, mais elle existe. De fait, si tout mon équipage mourut ce jour-là, j'échouai quant à moi quelques jours plus tard, sur une plage chinoise.

Connaissant le sort que me réserverait la Russie si elle apprenait que j'avais survécu, je décidai de disparaître de leurs radars. Pendant un mois, je me cachai à Pékin sous une fausse identité, et vendis des Nems au marché local. En septembre, je revins en France, et reprenais ma vie d'antan. Mes parents furent si heureux de me revoir qu'ils ne me posèrent aucune question. Quant à moi, une page venait de se tourner, et ce fut avec la force d'un homme qui n'a plus rien à perdre que j'entamais mes études de médecine..."


Le récit de Quentin avait plongé le wagon dans un silence sacré et paisible. Le toussotement de la locomotive vous plongeait dans une sorte de torpeur délicieuse.

L'homme que tu regardais à présent te paraissait tout aussi familier qu'étranger. Tu ne pouvais t'empêcher de l'admirer mais aussi de le craindre... 

Lorsque Quentin plongea impétueusement son regard dans le tien,  une furieuse envie de l'embrasser te consuma. Tu le désirais totalement. Tu rêvais d'arracher ses vêtements de marin avec les dents, et mordre, et dévorer son corps avec fougue. Tu t'imaginais déjà le chevaucher en brandissant son bachi comme un trophée...

Tu t'approchas donc de lui, délicatement, contenant avec peine tes violentes pulsions. Il ne te repoussa pas. Il semblait t'attendre et espérer. Son désir était comme une flamme dans de la glace. Enfin, en une demi-seconde, tes lèvres tremblantes rencontrèrent les siennes. Elles étaient douces, peut-être un peu sèches d'avoir trop parlé.

Tu souhaitais que ta langue caresse la sienne, mais inexplicablement tu restas paralysée par ce simple contact....Cet instant te parut béni des dieux et dura plusieurs minutes. 

Alors que tu aurais aimé te jeter à son cou pour le noyer de baisers, une voix dans les haut-parleurs annonça que le train allait entrer en gare...Sa main prit la tienne, Quentin esquissa un sourire qui frôlait encore ta bouche et il déclara d'un murmure : "Il est temps pour nous d'y aller..." Sa voix te parut chaude comme du miel.



 
 
Chapitre 4 : Un peu plus de toi, un peu de nous.
 

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